Le besoin nutritionnel
de base : cas du chien a l'entretien
Le
chien dit "à l'entretien" est un chien adulte
jeune (moins de six ou sept ans) ne présentant aucune
caractéristique d'état physiologique (il n'est
ni en période de reproduction ni sportif) ou pathologique
(il est en parfaite santé). C'est en fait le besoin
nutritionnel de ce chien "type" qui sert de référence à toutes
les évolutions nécessaires dès lors qu'il
va être actif, attendre des petits, vieillir, ou souffrir
d'une maladie chronique.
De
fait, un chien a rarement une activité physique réduite
au strict minimum ; ainsi, alimenter convenablement son chien à l'entretien
ne revient pas à simplement l'entretenir, mais bien à maintenir
un état de santé optimal en évitant toute
tendance à l'obésité, si fréquente
chez le chien.
Les
principales caractéristiques d'un bon aliment dit de "maintenance" seront
de :
-
maintenir le poids de forme de l'animal par une très
bonne digestibilité des aliments sans apport excessif
de matières grasses ;
-
favoriser la beauté de la peau et du poil par un enrichissement
suffisant en acides gras essentiels, en acides aminés
indispensables, ainsi qu'en vitamines du groupe B.
Cet
aliment devra donc être composé de manière à respecter
l'équilibre nutritionnel suivant, tout à fait
optimal pour un chien adulte de format moyen :
-
25 % de protéines ;
-
12 % de matières grasses ;
-
5 à 7 % de fibres alimentaires ;
-
1,1 % de calcium ;
-
0,8 à 0,9 % de phosphore.
Ce
faisant, une fois adulte, le chien a besoin d'une certaine
quantité d'énergie pour maintenir son poids ;
mais plus le poids (en relation avec le format) augmente, plus
le besoin énergétique par kilogramme de poids
corporel diminue : sa valeur de base est en effet de 132 kilocalories
d'énergie métabolisable par kilogramme de poids
corporel élevé à la puissance 0,75. En
conséquence, un chien de petite race doit recevoir un
aliment plus concentré en énergie, donc en matières
grasses, qu'un chien de race moyenne. Et cette élévation
de la concentration énergétique implique également
l'augmentation de la concentration en protéines, minéraux
et vitamines de l'aliment. Chez les chiens de grandes races,
l'augmentation de la densité énergétique
permettra dans ce cas de diminuer le volume des repas, et donc
de minimiser le risque de mauvaise digestion. Équilibre
alimentaire et rationnement quantitatif sont les deux notions
essentielles à respecter pour convenablement nourrir
un chien ; ces tableaux- fourniront au lecteur toutes les données
chiffrées nécessaires. Les quantités prônées
le sont à titre indicatif, dans la mesure où la
température extérieure, le degré de nervosisme
de la race, ou l'environnement quotidien sont susceptibles
de les modifier ; il en va de même pour les aliments
préparés pour lesquels il est nécessaire
de suivre les recommandations du fabricant.
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